Novembre, déjà?

pianocha

Bah voui, tiens, j’me suis dit qu’un p’tit chat , c’est toujours sympa ! (Sauf quand ça perd ses poils ou que s’est infesté de puces). Dites, si vous avez un peu de temps à tuer une merveilleuse envie de lire – et surtout de cliquer sur le bouton « j’aime » en bas de la page – j’ai deux courtes oeuvres actuellement chez ShortEdition !

– « Le grippe-sou des eaux usées », brève (mais intense) fable bureaucratique absurde http://short-edition.com/oeuvre/tres-tres-court/le-grippe-sou-des-eaux-usees

– « Happy Tunes », youkaïdi youkaïda, ma première planche BD en compétition ! Une tendre petite histoire d’amour.. http://short-edition.com/oeuvre/strips/happy-tunes

Et on se met une vidéo qui fait oublier que ça y est c’est l’heure d’hiver et le mois de novembre ; attention à ne pas faire ce qu’ils font en ce moment, c’est un coup à choper un mauvais rhume !

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Une petite danse

kittyvalse

Elle est si belle quand elle tourne sur elle-même
Elle porte sa petite robe courte de tango argentin, cette fleur rouge dans les cheveux ramenés en chignon, ces hauts talons qui ricochent sur le parquet comme l’estoc du fleuret
Elle tourne la robe et virevolte, corolle résille et pétales de chair luisante
Elle brille

Il me fait tourner
Sa main entraîne la mienne et tout mon corps suit tandis que nos pieds jouent au chat et à la souris
Je sens que je pourrais m’envoler autour de lui, l’agnelle happée par le cœur du cyclone,
si seulement mes pieds voulaient décoller.

Elle accélère
On n’est plus sur le rythme des platines, désormais on se compte à deux
Si moi je suis le lion, la gazelle veut mordre,
ses jambes m’attaquent et ses yeux chassent les miens, mais je ne recule que pour mieux l’assaillir.

Ah la saillie,
ses yeux me percent, se détournent pour préparer le coup, et revoilà le contact de la braise tandis que mon cœur bat contre sa paume
Il m’envoûte et je ploie, je me laisse brûler

Le souffle hors de ses lèvres m’enivre, une paire d’ailes me déchire le dos pour battre de concert avec les siennes, je veux lui déclarer la guerre,
aspire-moi hors de mon corps

Danse, danse encore, mène-moi à la transe, du feu, embrasse-moi, éteins mes lèvres qui flambent, et tes yeux qui décochent des balles comme un fusil d’assaut tandis que ton pouls envahit mes veines

Attaque de plus belle, touche-moi dans mes retranchements, jouons à qui mourra le premier entre les bras de l’autre

C’est la symbiose, mon cavalier
tu as gagné, moi aussi
Alors on s’aime l’espace d’un mouvement
et qu’aucune pluie ne nous éteigne

♪ Eric Clapton : Wonderful Tonight