Pendant ce temps-là, en Écosse

écossais 2

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A dream

Tout le monde devrait apprendre ce poème à l’école pour s’en souvenir à l’âge adulte.

Essai de traduction :

Un rêve m’a pris la main
Nous voyageons à travers le monde
Il est mon trésor

J’étais au plus bas, il m’a donné
L’espoir, mon joli rêve d’enfant

Hortus Closus

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Painting by Paul Bond

A dream took my hand,
We travel around the world.
It is my treasure.

I was down, it had given
Me hope, my little child dream.

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Histoire d’oiseaux

C’est l’histoire d’un petit oiseau que l’on appelait Pipit à gorge rousse (Anthus cervinus). Bien que très mignon, le pipit déprimait parce qu’il trouvait son nom ridicule. Que n’aurait-il pu être rouge-gorge, comme bien d’autres (dont le fameux Erithacus rubecula que l’on connaît bien en Europe) et se passer du « pipit » qui évoquait certes un chant pépillant, mais manquait de classe à côté, par exemple, d’une Gélinotte huppée (Bonassa umbelus) ?

Comme le hasard des histoires veut que mon premier rencontre mon second, le Pipit fit la connaissance d’une Gélinotte qui ne manqua pas de se gausser devant ce petit piaf couleur rouille.
– Mon pauvre ami, votre patronyme est aussi ridicule que votre chétive apparence !
– C’est pas juste…

Aussi le pipit se décida à voyager aux quatre coins du monde jusqu’à trouver un sage qui lui enseignerait l’humilité et la fierté. Il vola jusqu’au Kirghizistan où il trouva un vieux Bonze qui vivait retiré sur un plateau des Tian Shan.

– Bonjour Monsieur ! dit le pipit qui était poli.
– Bonjour mon jeune ami, répondit le Bonze qui savait parler aux oiseaux. Que puis-je pour toi ?
– Une gélinotte huppée s’est moquée de moi.
– « Gélinotte huppée », mieux connue sous le nom vernaculaire de « perdrix », un oiseau à la coiffure arrogante et à la collerette top-of-the-pop, le mâle arborant même deux tâches en forme d’œil sur les plumes de son postérieur, emblème de l’État de Pennsylvanie…
– Merci !

Le pipit laissa le Bonze à sa méditation – et une collection d’amulettes de l’ère Jian’an – et rentra chez lui à tire d’ailes. Inévitablement, il croisa la gélinotte.
– Alors le p’tit, on se promène ?

Le pipit hésita à la gratifier d’un « hé la perdrix faut pas m’la faire, gélinotte huppée personne connaît ! » mais se dit que, finalement, avoir volé jusqu’au Kirghizistan le rendait probablement plus intéressant que cette pathétique poule smart. Car, comme disait son ami Fucius qui n’était accessoirement pas con, « oublie les injures, n’oublie jamais les bienfaits. »

Pipit à gorge rousse

Gélinotte huppée

♪ Ian Anderson : Fly by Night